Parti rejoindre les morts,n'ayant plus rien à dire ou tout à raconter c'est dans un doux silence que l'absence
m'enlace.
Comme si les mots n'avaient plus d'importances,vidés de leur sens jusqu'à en extraire l'essentiel,je me pose en suicidé du
verbe et ce pour une durée indéterminée.
Si toutefois le désir vous prends de vouloir réanimer ce journal musical...faites m'en part,mon âme ne plane jamais très loin
des vivants.
Alors que ma Bristol noir s'envole dans le vide après avoir percuté de plein fouet une glissière située au sommet de
l'irréel,je lâche mon volant en hêtre,porte le levier de vitesse au point mort et me laisse glisser voluptueusement dans les aires pour ne plus être.
Si c'est en quelques heures que John j. Francis et ses comparses ont enregistré ce disque,c'est sans nul doute pour les
années à venir que celui-ci réveillera le serpent qui sommeil en moi afin de se laisser charmer par cette logorrhée verbale et spirituelle qu'il a su habilement maquiller en une explosion de Folk
et de Blues.
Comme si à chaque disque suffit sa peine,celle de l'écrire,la peine de l'écouter ou encore celle de
l'entretenir,peine de mort,peine à vivre et si la musique n'était rien d'autre qu'un aller simple...sans peine
?
Une fenêtre grande ouverte sur cette terre au camaïeu d'or ne demandant qu'à être foulée par vos chevilles fatiguées de
lutter mais si désireuses de faire corps avec les fantômes de la douleur afin d'en apprivoiser la souffrance.